Les mots sont mes amants

Leurs racines, des lianes

S’annexent à mes flancs

Et le désir émane

 

Ils savent mes virgules

Mes sursauts, mes démences

Mes longs conciliabules

Et m’invitent à la danse

 

Ils jouent de mes lexiques

Fouillent mes potentiels

Mes zones extatiques

Et ma raison chancelle

 

Les mots sont mes amants

M’annoncent puis paraphent

La moquerie du temps

Et clouent mon épitaphe