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TOKAMAK

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tokamak

Ce soir-là

Ce soir-là ? Vous voulez vraiment que je vous raconte ? C’était un soir comme les autres. La soupe. Le feu. Le chat de Miguel sur mes genoux. Je l’attendais Miguel. Miguel ? Oh, un enfant comme les autres. L’école. Les copains. La... Lire la suite →

L’éponge de vaisselle

L’éponge patiente près de l’évier étincelant. Son office accompli, on la pose, rincée et encore humide d’avoir frotté, lavé. Crasse, gras, traces, dépôts, gadoue, miettes et souillures. L’éponge est laborieuse, appliquée, obsessionnelle.

Les seringues sirènes

On m’avait dit fais gaffe aux seringues sirènes, consortium qui siffle sur nos têtes à came. Têtes à claques accros au narco. L’épique épopée. Pique et pique, collés à chaque gramme.

Vologne et Gregory

"Quand l’homme rendu fou, mais peut-être une femme, Déposa sur mon lit mon petit Gregory, J’ai recueilli son souffle et caressé ses mains. Un tourbillon de bulles a délié ses cordes. J’ai serti ses yeux noirs des couleurs de ma glaise, Chuchoté mes légendes et mes princes conté, Embrassé ses joues pâles et léché ses blessures, Depuis mes profondeurs, l’ai nourri de mes sucs."

Le poupon lacéré

Ils m’ont sorti de la cave, du vieux congélateur débranché. Cercueil d’objets désormais inutiles, mais entassés au cas où. Ils déménagent. Trente-huit ans de solitude. J’ai haï cet endroit. Il puait l’aigreur des encombrants. Leur pathétique mélancolie d’avoir été aimés... Lire la suite →

À l’hospice des vieux

L’odeur te saisit, elle te prend par surprise dès que tu pousses la porte. La première fois, tu la prends dans les narines comme un coup de poing. Tu marques un arrêt brutal, la refusant d’abord : tu respires par la... Lire la suite →

L’odeur des plis du cou d’un nourrisson

Il faut y fourrer le nez. L’écraser voluptueusement dans les plis du cou du nourrisson. Ne laisser aucune chance à une odeur étrangère de venir s’immiscer. On l’exige intacte et pure. Alors on inspire large, rentrant légèrement les épaules pour... Lire la suite →

Fragments bleus

"Son rire était cristallin et bleu. Toutes sortes de bulles bleutés qu’on aurait voulu boire pour avaler sa gaîté."

Enfermée pour écrire

  Enfermée pour écrire Et ne pas tout vous dire Que mon corps ne dévoile Ce que je veux vous taire   Il faudrait voir mon dos Cambré Accompagner mes lignes   Et la larme Soudaine Prolonger la virgule  ... Lire la suite →

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